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REGISTRES D
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autre portant la masse, et estoit suyvy de Mess" ses freres et autres princes, de la Royne, la duchesse de Lorraine, madame Marguerite f1' et autres grandes dames et princesses, ayans toutes le cierge en la main.
Suyvoit la garde dud. Sr.
Après, marchoit la Court de Parlement, vestuz de leurs robbes d'escarlatte et leurs chapperons fourrez, et estoient du costé droict; et à l'autre costé du russeau marchoient Mess" les Prevost des Marchans, Eschevins et Greffier, vestuz de leurs robbes my parties, comme ilz ont acoustumé; et estoient acompaignez de Mess" les Conseillers, Quarteniers et deux notables bourgeois de lad. Ville; et devant, derriere et à costé estoient les archers, arbalestriers et hacquebutiers pour eviter à la foulle du peuple. Et estans arrivez en l'Eglise de Paris, fut célébrée la messe solempnelle de Nostre-Dame par l'Evesque de Paris, et lad. messe finie, le Roy s'en alla disner à l'evesché, et Mess" de la Ville en leur hostel commung.
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Après, estoient portées les chasses sainct Marcel, portée par les Orfèvres, et celle de saincte Geneviefve, portée par douze hommes nudz, n'ayant que une chemise vestue.
Après, marchoit l'Eglise de Paris, d'ung costé, et les religieulx de Saincte-Geneviefve, d'autre, et les chantres du Roy portans en leurs mains chascun ung cierge allumé, suyvis de l'Evesque de Paris et abbé de Saincte-Geneviefve.
Après, marchoient plusieurs evesques, protho-notaires et aumosniers du Roy, portans chascun ung cierge allumé.
Après, marchoient plusieurs gentilzhommes de la maison du Roy.
Après eulx, marchoient les chevaliers de l'Ordre en assez bon nombre, ayant le cohér de l'Ordre et portans le cierge en la main.
Après, marchoit monsr le duc de Lorraine, portant le cierge.
Suyvoit le Roy, qui avoit ung gentilhomme de sa Chambre devant luy qui portoit son cierge, et ung
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DCCLVIII. — [Pose de la premiere pierre du grand boullevert
POUR LA DEFFENSE DE LA RIVIERE.] 11 juillet i566. (H 1784, fol. 370 r°.)
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Le vendredi, xie jour de Juillet, le Roy, acompai-gné de Messeigneurs ses freres, de monseigneur de Lorraine, cardinal de Bourbon, duc de Ny Vernois, et de plusieurs chevaliers de son Ordre et autres seigneurs et gentilzhommes, se trouva sur les quatre heures après mydi au dessoubz des jardins du palais de la Royne, où avoit esté faicte la vuidange des terres etlesplatteformes assises pour commencer la maçonnerye du grand boullevert assis aud. lieu pour la deffense de la riviere (2'. Et estoient aud. lieu Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins, ayant auparavant faict forger plusieurs belles medalles dorées , esquelles estoient imprimées et représentées au naturel les visaiges du Roy et de la Royne, et avoient
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faict incastrer une pierre angulaire pour mectre lesd, medalles, et sur lad. pierre estoient engravez ces motz : D. Catharina Regina RR. mater, anno Christi i566. Et fut lors lad. pierre assise par le Roy, avec une truelle d'argent gecta du mortier soubz lad. pierre, et ce pendant fut tirré plusieurs coups d'ar-tillerye, les trompettes et tabourins sonnans. Lesd, medalles qui furent mises sur lad. grande pierre dedans une boiste de plomb dorée portoient ces motz du costé du visaige du Roy : Carolus nonus, Galliarum Rex christianissimus ; et de l'autre costé où estoit eslevé le visaige de la Royne : Catharina, Henrici Regis uxor, Francisa et Caroli Regum mater.
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l') Marguerite de Valois, alors âgée de douze ans, qui épousa plus tard le roi de Navarre.
'-> Ce récit de la pose de la première pierre de l'enceinte bastionnée pour la défense du faubourg Saint-Honoré est reproduit par D. Félibien, Histoire de la Ville de Paris, preuves, t. V, p. 4oi, et par Berty, Topographie historique du vieux Paris, Région du Louvre et des Tuileries, t. I, p. 319. Le --1-- en question est relaté en ces termes par le continuateur de Corrozet : -Le xii" jour de Juillet mil cinq cens soixante six, à quatre heures de relevée, fut, le Roy present, la Royne et autres seigneurs, assise la première pierre des fortiBcations de la Ville, du costé de la Porte neuve, faisant le coing du jardin de la Royne.)) (A. Bonnardot, Dissertations archéologiques sur les anciennes enceintes de Paris, p, 182.)
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